À la Une

Alors, CAP ou pas CAP ?

          Dans la continuité du projet de course à pied qui a le jour en 2016, le programme CAP ou pas CAP ?  a été lancé en 2017. Il a permis à de nombreux élèves du Lycée Français International AFLEC de Dubaï de s’illustrer lors des cross-country de la DAPSA et de la DASSA League ainsi que dans d’autres manifestations sportives. Il a vocation dorénavant à s’étendre pour sensibiliser enfants et adultes à la nécessité d’effectuer un exercice physique régulier tout au long de sa vie.

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Projet éducatif

Dans le cadre du festival international du film océanien (FIFO), les élèves du collège de Rurutu ont eu l’opportunité de voir un documentaire inspirant qui présente un joli projet éducatif, sportif et humain !

La course Coast to Coast est un mythe des défis multisports. Elle rassemble les sportifs les plus fiables. Un groupe d’adolescents du collège Aranui de Christchurch est invité à y participer. Après un entrainement exigeant, aidés de trois adultes qui sont des sportifs légendaires, ils vont affronter l’aventure et apprendre quelles sont leurs limites.

Chiche ! Rendez-vous en février 2020 pour la prochaine édition.

 

Foulées de Rurutu

Le programme CAP ou pas CAP ? revit en s’associant à l’association multi-sports d’Auti, l’AS Tamarii Poroa. Sous le même modèle que celles de Raiatea conçues entre 2009 et 2013, les Foulées de Rurutu seront organisées le 1 mai 2019 pour leur première édition :

Vous trouverez ci-dessous au téléchargement :

Le roadbook (position des relais, profil et dénivelé) sere en ligne dans 10 jours.

Des news de Tobi !

Nous l’avons rencontré lors de notre séjour au Kenya. Un grand monsieur.

Ci-dessous, le message que nous venons de recevoir :

We need your help for our next audacious miracle project 2019!

A decade ago we had our first charity team in the marathon wearing (running designed) hospital scrubs!  The first African female winner of the NYC marathon with us, along with Anthony ‘Goose’ Edwards, Sarah Jones, and James Legros, and thirty wonderful souls.

We had a big goal, why not build East & Central Africa’s first public children’s hospital?  We did it, opening in 2015.  Now we are treating 400 patients a day, kids getting access to quality healthcare in our amazing complex.

Ten years later; we start again.  We are building up to break ground on the first Kids Cancer Hospital in Sub Saharan Africa, in 2020.  9/10 kids diagnosed with cancers are dying in East Africa.

KidsCancerHsp

Please lace up your shoes, invite your friends, to run for a cause that will change the landscape for Cancers forever over in East Africa.  100% of what you raise will go to saving the lives of kids with Cancer.

Sign up for the lowest fundraising minimum, win a flight to Kenya, stay involved with us so we can change the world for children born into dire poverty. 

Next steps; hit reply!  or https://shoe4africa.org/run-with-us/

Please send to all your running friends.  Please consider signing up yourself.  This is happening; we already have over one million dollars pledged for this project.

If you want more information on this amazing project please let me know and I will send it to you.

Have your own guaranteed entry?  We still need you!

Link here to race sign up.  See the full list of team benefits

  • Free Flight to Kenya for the team’s top fundraiser
  • 100% of your dollars going to this project
  • Named hospital bed raffled off to one team member in the new hospital
  • Great weekly coaching by our team of coaches (with our 20 NYC Marathon finishes between them)
  • Group runs in NYC
  • Weekly Team Emails with fund raising tips, hospital stories and discounts and more
  • Fantastic pre-race pasta dinner with our celebrity ambassador Anthony Edwards*
  • Cool Tech Shoe4Africa shirts
  • Huge running store discount
  • Breakfast Team Run, last year with 40-80% running store discount
  • All team members will be alerted of ground breaking/hospital opening holiday opportunities in Kenya

All runners get free race day transportation.  $3,000 fund raising, tax deductible

Email to ask about the Hotel & Flight Platinum package.

Best Toby
Toby Tanser, Shoe4Africa CEO/Founder
m: +1-646-932-1416 (USA)
m: +254-711-260121 (KEN) (ext 4031 @ S4A hospital)
a: Shoe4Africa, Church St. Station, PO Box 3142, NY NY 10008-3142
w: shoe4africa.org  e: toby@shoe4africa.org

Aides et dons

Dans l’esprit du Projet Kenya et pour financer notre projet associatif, nous avons besoin de votre participation. Chaque don est important pour nous permettre :

  • d’organiser des événements et des regroupements (stages);
  • d’aider des populations qui en ont grandement besoin.

Dans un premier temps, si vous avez des vieilles paires de chaussures à donner, vous pouvez les envoyer à l’adresse suivante :

CAP ou pas CAP ?
Collège de Rurutu

BP 52
98753 Rurutu
Polynésie Française

Merci d’avance pour les jeunes Polynésiens qui courent habituellement pieds nus !

Inscription à CAP ou pas CAP ?

Le principe de l’association étant posé, des coureurs de tous âges et de tous les niveaux peuvent adhérer au programme CAP ou pas CAP ? afin de d’accéder à des services en ligne et de participer à moyen terme à des stages.

Même si nous avons conscience que seuls le contact et l’appartenance à un groupe permet d’engager réellement les coureurs dans un processus d’entraînement, vous trouverez dans l’espace Téléchargement tous les documents nécessaires à votre inscription.

Adhérez à l’association CAP ou pas CAP ? ou faites un don équivalent.

Changement de statut

Le programme CAP ou pas CAP ? s’est constitué en association loi 1901 (déclaration n° W663005187). Son objet est de développer toutes les formes de pratique de la course à pied, plus largement toutes les activités d’endurance dans une optique de santé et/ou de performance. Cet objet s’exprimera à travers des actions d’entraînement et de formation ainsi que des événements ou projets culturels, caritatifs, humanitaires, sensibles aux questions d’environnement, en lien avec le sport scolaire et le sport fédéral.

Pour tout complément d’informations, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : caprunning1@gmail.com

CAP ou pas CAP à Rurutu ?

La rentrée scolaire ayant commencé il y a 3 semaines, les élèves du collège de Rurutu ont commencé leur année scolaire par un cycle de course lente pour certains et de demi-fond pour d’autres dans le cadre de l’enseignement de l’EPS. Les entraînements dans le contexte de l’association sportive – le programme CAP ou pas CAP ? se mettra en place progressivement – commenceront cette semaine.

Les échéances ? Le cross d’établissement est prévu le 5 octobre 218 dans la perspective du Cross de Polynésie organisé sur Tahiti le 6 décembre. Des projets d’aquathlon, de raid nature et de course de relai par équipes sont à l’étude.

Rurutu est une île authentique avec un nature sauvage qui est un très beau et bon terrain de jeu pour la course à pied, le trail et la randonnée. Le tour de l’île mesure 33 kms et peut être réalisé sur une route cimentée (excepté au sud puisqu’elle se transforme en piste). Les crêtes ont des airs de Kenya et permettent d’avoir des vues magnifiques sur les deux côtes de l’île.

Bonne rentrée pour les élèves de Dubaï. Continuez à vous faire plaisir, prendre confiance en vous, être fiers de ce que vous réalisez et bien vivre ensemble.

 

 

 

 

CAP ou pas CAP est maintenant un club Strava !

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Strava est un réseau social dédié aux sportifs de tout niveau. Il va nous permettre de créer une communauté de coureurs en jouant un rôle important de rassemblement. Il permettra également aux coachs de suivre celles et ceux qui s’y seront inscrits afin de leur proposer une convention d’entraînement.

Pour pouvoir y accéder, deux conditions :

  • créer un compte personnel sur Strava puis s’inscrire au club CAP ou pas CAP ? en utilisant le menu Explorer/Rechercher ou tout simplement en cliquant sur le bouton ci-dessous.

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  • avoir une montre GPS qui enregistre toutes vos données de course. Décathlon vend une montre bon marché, la Onmove – je précise que nous n’avons pas d’action chez eux. Les marques majeures sont Garmin, Polar, Suunto ou TomTom.  Le plus important n’est pas la marque mais d’avoir la possibilité de transférer un fichier .tcx, .fit, . gpx soit en utilisant l’application dédiée, soit manuellement.

 

 

Nos enfants, ces héros !

Extraits du Sport & Vie n° 169 – Article de Sébastien Rafel

Un article qui devrait faire réfléchir si l’on admet que, dès la plus petite enfance, on apprend aux élèves à se taire et à s’asseoir. L’ère du tout numérique n’arrange pas les choses.

De nouvelles études font état d’un déclin des capacités physiques des enfants au fil des générations. Statistiquement, ils sont moins en forme que leurs parents au même âge. Les tests montrent que les performances en endurance régressent d’environ 1% par an.

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Avez-vous déjà observé des enfants dans une cour de récréation ? Ils sont là, puis là. Ils sprintent. Ils sautent. Ils se bousculent. Soudain ils s’éclipsent comme une nuée d’étourneaux. On les retrouve à l’autre bout de la cour. Toujours en train de se chamailler ! Une expérience très facile à réaliser consiste à leur faire porter un bracelet d’activité. On verra alors qu’à l’issue d’un après-midi de jeu, ces enfants pré-pubères auront souvent parcouru des distances bien supérieures à dix kilomètres. Tout cela sans échauffement, sans récupération et, surtout, sans fatigue apparente ! Mettez un adulte à leur place : il finira sur les genoux. Même un adolescent sera exténué. La chute brutale des activités spontanées fait d’ailleurs partie de ces processus de l’adolescence qui transforment radicalement la personne en l’espace de quelques années, parfois même en quelques mois seulement. On devrait mieux en tenir compte dans notre système éducatif. Mais non ! Nous nous obstinons à être presque systématiquement à contre-courant des inclinations de l’enfant.

Dans les premières années de sa vie, il est avide de découvertes et de mouvement. Il veut marcher, sauter, courir, grimper aux arbres et mille autres choses encore. « Tiens-toi tranquille » intiment souvent les parents que tant d’énergie désarçonne. Quelques années plus tard, ça y est ! L’enfant a bien assimilé les recommandations d’oisiveté. Il se tient tranquille. Il traîne même des journées entières devant l’ordinateur ou la télévision. Et quels sont alors les messages qu’on lui adresse ? « Bouge- toi un peu, fais du sport ! »

Plusieurs chercheurs se sont penchés sur cette folle prodigalité de l’enfance. Certains ont même fait le rapprochement avec une autre population qui frappe elle aussi les esprits par ses prouesses physiques, celle des sportifs. Lorsqu’on compare les meilleurs chronos en sprint par exemple, on réalise que le « gap » entre ces deux groupes est relativement étroit. A 12 ans, beaucoup d’enfants défient leurs parents à la course. Parfois, ils se montrent effectivement plus rapides qu’eux. Cela se vérifie pour des performances de haut niveau.

Notez toutefois que, sur des distances plus grandes, le fossé s’agrandit et les performances des adultes restent hors de portée des enfants. Le constat serait le même : les enfants sont performants lors d’efforts brefs. En revanche, ils sont mal armés pour faire face à des exercices longs et à intensité constante. Ceux qui pratiquent leur jogging, accompagnés de leurs fils ou de leurs filles, l’auront sans doute déjà remarqué. Les gosses s’épuisent plus rapidement que les adultes. La raison de cette plus grande fatigabilité vient de leurs capacités cardio-respiratoires. Le cœur et les poumons sont de taille réduite. De ce fait, l’apport en oxygène dans les cellules est moindre. De plus, le style de course des enfants manque d’efficacité sur le plan énergétique. Ne serait-ce qu’en raison de leur petite taille. Ils sont obligés de faire un plus grand nombre de pas pour se déplacer à une allure donnée. Ce qui les fatigue vite ! Cela dit, ils compensent ces handicaps par des aptitudes métaboliques souvent supérieures à celles de leurs parents. Notamment l’endurance musculaire. Ils accumulent moins de « déchets » au cours de l’effort. Par exemple, ils sont capables d’éliminer plus rapidement les protons H+ à l’origine des poussées d’acidité qui, progressivement, empêchent la poursuite de l’effort. La vitesse de sortie des protons du muscle, appelée « l’efflux protonique », a été mesurée précisément : elle est environ trois fois plus rapide chez les enfants que chez des adultes non- entraînés. Ils font aussi moins de lactate et moins de phosphate inorganique. Cela leur permet de conserver plus longtemps des capacités contractiles optimales. [..] ils véhiculent moins d’oxygène vers les cellules. [..] En revanche, ils adaptent remarquablement bien le débit aux besoins. Normal ! Étant plus petits, leur sang doit parcourir moins de chemin avant de parvenir aux cellules musculaires. Enfin, les études ont également montré des différences de typologie musculaire. Ainsi, celle des enfants se caractérise par une proportion plus élevée de fibres lentes (résistantes à la fatigue) et une plus grande activité des enzymes impliquées dans la combustion complète des glucides et des lipides. Récemment, une étude a montré que cet environnement est tout à fait comparable à celui des athlètes de haut niveau.

Les rois de la récup’

Cette exceptionnelle prédisposition des enfants aux efforts aérobies présente encore d’autres avantages. Comme ils récupèrent plus rapidement que leurs aînés, ils rencontrent moins de difficulté pour reproduire des efforts intenses à cadences rapprochées. Après un sprint de trente secondes, les enfants entre 9 et 12 ans retrouvent leur puissance maximale en seulement deux minutes, alors qu’il faut environ dix minutes aux adultes pour parvenir au même résultat. De plus, lorsque les enfants répètent des sprints courts (moins de dix secondes) séparés par des pauses brèves (de quinze à trente secondes), leur niveau de performance reste plus ou moins constant. En tous cas, il baisse moins nettement que chez des adultes soumis au même programme. Lors d’études qui consistaient à mesurer précisément le temps nécessaire à la reconstitution des stocks de phosphocréatine, on a vu que la moitié des réserves initiales était restaurée après seulement douze secondes de repos chez les jeunes entre 6 et 12 ans, tandis que 27 secondes étaient nécessaires aux adultes. Notez que ces paramètres sont sensibles à l’entraînement. Des athlètes de 25 ans capables de courir un 10.000 mètres en moins de 32 minutes affichaient eux aussi une durée de reconstitution des stocks de phosphocréatine de l’ordre de douze secondes, égale à celle des enfants. Sur le plan cardiorespiratoire, on note aussi des différences. La fréquence cardiaque de l’enfant revient plus vite à la normale après l’exercice. Là encore, on peut faire l’analogie avec les sportifs de haut niveau. Pour les uns comme pour les autres, il s’agit d’une meilleure réactivation parasympathique du système nerveux autonome. Au bout du compte, on comprend que les enfants sont des êtres difficilement fatigables parce que les échanges en oxygène se font plus facilement chez eux en raison de leur petite taille et qu’ils ont des muscles très endurants qui fonctionnent majoritairement en aérobie. Ils auront donc, par nature, tendance à s’épuiser moins vite que les adultes. Pas tellement dans les efforts prolongés (leur économie de course étant plus faible) mais plutôt en raison de leur récupération plus rapide lors d’efforts intenses et répétés.

Dans l’introduction, on comparait nos enfants à des super-héros. Est-ce que l’analogie vaut aussi face aux blessures? Il s’agit de savoir comment leurs muscles réagissent aux sollicitations extrêmes de l’entraînement et s’ils se blessent aussi facilement que les adultes. Première constatation: il est assez rare d’entendre un enfant se plaindre de courbatures. Certes, il arrive après un exercice exceptionnel qu’ils se sentent plus raides qu’à l’accoutumée. Mais cela ne dure pas et on n’atteint jamais les états de quasi-paralysie qui, dans les mêmes circonstances, constituent le sort de leurs aînés. Cette constatation concorde avec le résultat des dosages sanguins. Ainsi la concentration en créatine kinase (un des bio-marqueurs des dommages musculaires) est systématiquement plus faible dans le sang des enfants après un effort excentrique que dans le sang des adultes. Une explication réside dans leur exceptionnelle « compliance » tendineuse. Par ce terme, on désigne la capacité que possède le tendon de s’étirer comme un élastique et d’atténuer de cette façon les pics de force, préservant les fibres musculaires des micro-lésions qui pourraient survenir. Les tendons agissent comme des « silent blocs » qui absorbent les contraintes mécaniques. Par rapport aux adultes, les enfants ont aussi l’avantage de ne pas présenter la même hypertrophie musculaire. Cela s’explique par leur faible production d’hormones sexuelles. Or la testostérone est indispensable à la prise de masse. Avant la puberté, les muscles restent graciles, ce qui explique aussi que, durant l’enfance, on distingue moins facilement les individus sportifs des non-sportifs alors que cette classification est beaucoup plus évidente chez les adultes. Un coup d’œil suffit. N’en déduisez pas que l’entraînement ne change rien aux performances des enfants. Au contraire ! Plusieurs études montrent qu’ils répondent bien à un programme de développement de la force. Après dix semaines d’entraînement, des garçons de 9 à 11 ans peuvent ainsi améliorer de 12% leurs performances dans un test mesurant la force des cuisses sans que leurs muscles ne grossissent vraiment. Mais ces enfants tirent profit d’une meilleure coordination motrice et, peut-être aussi, de changements d’architecture musculaire avec la mise en place d’un angle de pennation (ou d’orientation). De plus, ils ont un fort potentiel de développement de leurs qualités d’explosivité. A l’issue d’un entraînement en pliométrie incluant des séries de sauts en contre-bas et de multi-bonds, on obtient une amélioration nette de l’efficacité de leur système musculo-tendineux à restituer l’énergie élastique lors d’un cycle étirement-détente. Ceci dit, il ne sert à rien de vouloir trop en faire. Et si on ajoute dix nouvelles semaines d’entraînement au programme de renforcement musculaire précédent, le gain reste très faible (à peine 2%). On en déduira qu’il existe un niveau optimal de sollicitation pour atteindre son plein potentiel. Mais qu’on perd son temps à vouloir le dépasser. Pire même : on risque de se blesser. Car l’enfant n’est pas à l’abri des lésions. Loin de là ! Si ses muscles sont costauds, il se révèle fragile sur le plan ostéo-articulaire, notamment dans la phase de croissance rapide qui survient à la puberté. Cette période se caractérise en effet par une raideur musculo-tendineuse augmentée en raison de l’allongement plus rapide du squelette par rapport aux muscles. Pour s’en rendre compte, il suffit d’allonger sur le ventre un enfant en pleine phase de croissance et de lui plier le genou. Il est fort probable que le talon ne parvienne pas à toucher la fesse. En fait, son quadriceps est temporairement trop court par rapport à un fémur qui a grandi rapidement. Associée aux tractions intenses d’un entraînement trop poussé, cette raideur peut conduire à un morcellement de l’os au point d’insertion des tendons et à la formation de protubérances qu’on appelle « ostéochondroses de croissance ». Les plus connues apparaissent au niveau du tibia (maladie d’Osgood-Schlatter), du talon (maladie de Sever) et du coude (maladie de Panner). Parfois, cela implique qu’on arrête le sport pendant des semaines, des mois ou même des années. Attention aux lésions dites de surmenage comme lorsqu’on entraîne des enfants pour participer à des longues épreuves de course à pied. Rappelez-vous toujours que leurs jambes sont proportionnellement plus petites que celles des adultes et qu’ils jouissent donc d’un espace d’amortissement moins important. En outre, la dissipation des impacts s’effectue sur des structures osseuses en pleine phase de construction. En conclusion, un entraînement spécifique pour des épreuves de longue durée comme le marathon ne devrait jamais commencer avant l’âge de la maturité adulte, c’est-à- dire 18 ans. Surtout si l’on sait que les enfants sont aussi plus sensibles au réchauffement corporel lors d’exercices effectués dans des conditions climatiques difficiles. Il faut tenir compte de toutes ces différences morphologiques, biomécaniques, physiologiques et psychologiques et cesser de considérer les enfants comme des adultes miniatures. Ils fonctionnent selon leurs propres règles. Ce qui implique, évidemment, des avantages et des inconvénients. La prise en compte de ces spécificités est capitale pour l’éducateur sportif, l’enseignant d’EPS et toute personne chargée d’entraîner dans ces catégories d’âge. Il faut veiller à adapter les programmes. Les individualiser même. A ce propos, on conseille de tenir compte de l’âge pubertaire, qui définit le passage d’un modèle vers l’autre, plutôt que de l’âge réel qui, en l’occurrence, n’apporte pas grand-chose.

Bilan des pré-inscriptions 2018-2019

Prévisions 2018-2019
CAP ou pas CAP ?
Course, santé et performance

         La période de pré-inscription s’est achevée aujourd’hui, le 7 juin. Nous vous livrons un premier bilan. Chacun pourra analyser ces résultats à sa façon. Dans tous les cas, un grand merci aux élèves et aux parents pour leur confiance et leur soutien.

120 pré-inscrits aux entraînements sans compter 14 élèves de cette année qui ne se sont pas manifestés, ce qui correspond à une augmentation de 135% (51 inscrits, l’année dernière).

Répartition par niveau de classe :

MS

1 1%

GS

7 6%

CP

8

7%

CE1 6

5%

CE2

12 10%

CM1

17 14%

CM2

11 9%

6ème

21 18%

5ème

10

8%

4ème 8

7%

3ème 8

7%

2nde 8

7%

1ère 2

2%

Terminale 1

1%

             A noter que les élèves de cycle 1 (MS, GS et CP) seront testés pour déterminer s’ils peuvent suivre un entraînement régulier de course à pied aussi bien sur le plan physiologique que méthodologique. Je rappelle que la force du programme est proposer des formes de travail hétérogènes donc adaptées, encore faut-il que les écarts ne soient pas trop importants sur le plan de la compréhension des consignes [pour la construction d’une autonomie relative], du niveau d’engagement et de réalisation.

Par ailleurs, ces élèves ne pourront pas participer aux compétitions de la DAPSA League ouverte à partir du cours élémentaire (CE1 et CE2).

Entraînements :

Sur l’ensemble des élèves :

  • 87% déclarent vouloir s’entraîner toute l’année, 10,5% au premier trimestre et 2,5% au second trimestre. Il est nécessaire de préciser que les compétitions de la DAPSA et de la DASSA se déroulent traditionnellement sous la forme de 3 cross, en décembre, février et mars.
  • 45% une fois par semaine, 49% deux fois et 6% trois fois (dimanche, mardi et jeudi).

Même s’il est prématuré de déterminer quels seront les jours et les horaires d’entraînements, le tableau ci-dessous donne quelques indications. Si ces données se confirmaient à la rentrée après la remise des emplois du temps, tous les créneaux horaires seraient ouverts (minimum de 10 inscrits) avec au moins un groupe.

Dimanche

13 h 45 – 15 h 15

45
15 h 45 – 17 h 15

21

Lundi

13 h 45 – 15 h 15

36
15 h 45 – 17 h 15

19

Mardi

13 h 45 – 15 h 15

27
15 h 45 – 17 h 15

15

Mercredi

13 h 45 – 15 h 15

27
15 h 45 – 17 h 15

23

Jeudi

13 h 45 – 15 h 15

27
15 h 45 – 17 h 15

14

Compétiteurs :

              Sur les 120 élèves préinscrits, 95 veulent représenter l’établissement dans le cadre de rencontres inter-établissements de cross-country (DAPSA et DASSA League, zone MOPI, compétitions hors du cadre scolaire). Excepté au niveau du lycée chez les filles, nous aurions au moins une équipe dans chaque niveau ou cycle de scolarité. 75 élèves veulent acquérir la tenue du programme.

Nous précisons que, dans le cadre de la DAPSA et de la DASSA League, seuls 8 élèves par équipe filles ou garçons pourront représenter le LFI AFLEC si le règlement 2017-2018 n’évolue pas. La concurrence sera forte en CM et 6ème – 5ème Garçons.

8

CE Filles 8,42%

8

CE Garçons 8,42%

12

CM Filles 12,63%

16

CM Garçons 16,84%

7

6ème-5ème Filles 7,37%
20 6ème-5ème Garçons

21,05%

8 4ème-3ème Filles

8,42%

6 4ème-3ème Garçons

6,32%

3 Lycée Filles

3,16%

7 Lycée Garçons

7,37%

Activités natation et aquathlon :

       Parallèlement à l’activité course à pied, sans doute de manière complémentaire, 86 élèves souhaiteraient pratiquer la natation au lycée, 63 en compétition et 70 dans le cadre d’un aquathlon (course à pied + natation). La DAPSA et la DASSA offriraient cette opportunité à nos élèves.

Marathon de Dubaï :

       59 élèves expriment leur intention de participer aux épreuves, nécessairement adaptées à leur âge, du Marathon de Dubaï en janvier 2019. Cela pourrait être l’occasion d’un beau projet communautaire (élèves, parents d’élèves, personnel enseignant et non-enseignant) autour de cet événement.

Projet éducatif :

        Dans la continuité du projet culturel, humanitaire et sportif au Kenya, 51 élèves seraient intéressés par un séjour de même nature à l’étranger. La destination d’Ifrane (Maroc) pourrait être rapidement étudiée.

Remise de prix – Concours d’écriture à l’école élémentaire

Au même titre que les élèves du secondaire, Farida Adam et Céleste Seigneur ont eu le droit aux honneurs qui leur sont dus.

En présence de Monsieur Malifarges qu’il s’agit de saluer pour son soutien, des remerciements ont tout d’abord été adressés aux deux enseignants, Mme Karimi et M. Renard qui ont fait travailler leurs élèves sur la production de texte en français et à Mme Lepoivre qui a pris le relai pour exposer à la BCD les écrits sélectionnés par la classe de seconde A de Mme Andrieu.

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Farida a ensuite reçu son prix, une bande dessinée bien documentée sur Zatopek. Elle nous a gratifié d’une surprise en nous confiant qu’elle avait pris conscience de l’importance de l’exercice physique grâce ce concours et… qu’elle avait commencé à courir ! Bravo, Farida ! Quant à Céleste, elle est déjà pré-inscrite dans le programme CAP ou pas CAP ? pour l’année prochaine.

Activité physique selon l’OMS

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a publié fin février une mise à jour de ses recommandations en matière d’activité physique pour la santé et vient de lancer son plan d’action 2018-2030, documentation à l’appui (en anglais).

On y apprend, par exemple, que les enfants en âge scolaire :

  • devraient pratiquer au moins 60 minutes quotidiennes d’activité physique, d’intensité modérée à forte;
  • une activité physique d’une durée supérieure à 60 minutes par jour leur apportera des bienfaits supplémentaires en matière de santé;
  • devraient inclure des activités qui renforcent les muscles et les os à raison d’au moins trois fois par semaine.

Recommandations mondiales 2010 en matière d’activité physique pour la santé

Bien entendu, nous en étions déjà convaincus !

L’esprit de CAP ou pas CAP ?

                 A côté des élèves très performants, un certain nombre d’écoliers, de collégiens et de lycéens viennent profiter de la dynamique du groupe pour progresser à leur rythme, avec des motivations différentes, souvent dans la bonne humeur.

Suzanne, parmi tant d’autres, symbolise bien l’état d’esprit qui règne dans le programme. Pas de jugement, pas de comparaison, beaucoup d’entraide, d’encouragement, de solidarité.

Elle y est venue une fois par semaine avec son frère, pour voir, pour accompagner, pour suivre, pour être avec ses copines ou peut-être pour être toute seule. On ne sait pas. Elle a fourni des efforts à son niveau comme toute le monde. Elle a appris à accélérer. Elle a appris à réguler son allure. Elle s’est dépassée. Parfois, elle a pleuré comme d’autres parce qu’elle était à la limite et que c’était dur. Elle s’est sans doute comparée aux copines au point de ne pas vouloir participer aux premières compétitions. Puis elle y est venue, toujours à son rythme. Elle a fini en accélérant, heureuse de faire partie de l’équipe.

Comme d’autres qui ne sont pas nécessairement les meilleurs, parce qu’ils débutent, qu’ils découvrent et se découvrent, elle peut être fière de sa première année de CAP ou pas CAP.

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De plus, elle vient de recevoir son permis de grimper et croyez-nous, dans cette activité, faut s’accrocher pour la suivre !