Apprendre à courir lentement

C’est un des paradoxes de la CAP : pour courir vite, il faut apprendre à courir lentement et longtemps quelque soit son niveau, quelque soit son engagement. C’est ce que les élèves expérimentent en ce moment, même si l’envie d’accélérer ou d’en découdre avec les autres se fait ressentir.

Courir lentement correspond à l’endurance fondamentale qui s’appuie sur une allure en aisance respiratoire, une sortie sans effort pendant laquelle on peut parler sans essoufflement avec un objectif prioritaire, celui d’éprouver des sensations et des émotions positives.

Courir lentement, marcher même est un condition incontournable qui agit aussi bien sur la santé que sur le niveau de performance. Les meilleurs coureurs kényans réalisent leur footing matinal à 10/12 km/h, ce qui ne les empêche pas ensuite d’exploser tous les records.

Deux types de bénéfices à courir lentement :

  • physiologiques : amélioration de la pompe cardiaque, de la vascularisation, du nombre de globules rouges et de mitochondries qui aboutissent (je raccourcis) à une meilleure production d’énergie au niveau musculaire;
  • biomécaniques et moteurs : renforcement de la densité osseuse et musculaire en raison des impacts, amélioration de la stabilité articulaire et globalement de la technique de course.

L’endurance fondamentale est une allure de course peu exigeante dont les bienfaits sont prouvés. Mais il faut être patient et faire abstraction de toute notion de performance.

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